Réflexions autour de Drupal

Où sont les développeurs Drupal ?

Ca y est, vous êtes convaincu, vous voudriez créer un site Internet avec Drupal. Seulement, vous n’êtes pas développeur ou vous avez peur que le temps passé à maîtriser Drupal ralentisse votre projet, vous décidez donc d’embaucher un développeur Drupal professionnel. Vous rédigez une annonce claire et alléchante, vous la postez sur quelques sites spécialisés, et là, c’est le drame : un jour, deux jours, trois jours… passent, et toujours pas de réponse. Mais où donc sont les développeurs Drupal ? (Cette phrase se chante très bien sur l’air de la chanson de Patrice Juvet.)

Ces derniers temps, plusieurs offres d’emploi Drupal ont commencé à apparaître sur le forum de Drupalfr.org (j’en compte 5 pour la semaine dernière, dont un poste en CDI à Lille, ma ville natale).

C’est une excellente chose car c’est un signe de maturité. Le fait qu’une économie (prestataires Drupal, clients Drupal, formations Drupal…) se mette en place autour de Drupal ne peut que lui être profitable.

Le problème, c’est qu’il semblerait qu’il y ait plus de demande que d’offre pour le moment. Ainsi, on a vu une personne dans le forum commencer par « rechercher un développeur PHP/Drupal », puis se demander s’il « existait des développeurs Drupal », avant de quasiment supplier « une bonne âme de lui créer un site de base sous Drupal », et tout ça à 3 jours d’intervalle. Cela reste exceptionnel et cette personne était sûrement un peu impatiente, mais c’est révélateur d’une certaine pénurie, qui selon moi ne peut aller qu’en s’accentuant : en effet, je pense qu’il y a de fortes chances pour que la demande pour des sites Drupal augmente plus rapidement que l’offre en développeurs qualifiés.

Cela dit, Drupal n’en est qu’à ses débuts en France et n’en est pas encore au niveau de ses concurrents comme Joomla. Ainsi, une recherche sur PHPIndex renvoie à ce jour (22/02/2007) 4 offres d’emploi ou stages mentionnant Drupal contre 10 offres mentionnant Joomla. Par ailleurs, un Google Fight « développeur drupal » contre « développeur joomla » donne l’avantage à Joomla également (si tant est que ça veuille dire quelque chose) :

Google Fight - développeur Drupal contre développeur Joomla

Certes, en tant que développeur Drupal, c’est plutôt appréciable de ne pas avoir trop de concurrents. Quoique, avec l’outsourcing, la concurrence est à quelques clics de souris et elle est féroce : là-bas, le prix d’un « social networking website » complet tourne autour de 500 $ (sic !).

Où sont les développeurs Drupal ?

Ca y est, vous êtes convaincu, vous voudriez créer un site Internet avec Drupal. Seulement, vous n’êtes pas développeur ou vous avez peur que le temps passé à maîtriser Drupal ralentisse votre projet, vous décidez donc d’embaucher un développeur Drupal professionnel. Vous rédigez une annonce claire et alléchante, vous la postez sur quelques sites spécialisés, et là, c’est le drame : un jour, deux jours, trois jours… passent, et toujours pas de réponse. Mais où donc sont les développeurs Drupal ? (Cette phrase se chante très bien sur l’air de la chanson de Patrice Juvet.)

Ces derniers temps, plusieurs offres d’emploi Drupal ont commencé à apparaître sur le forum de Drupalfr.org (j’en compte 5 pour la semaine dernière, dont un poste en CDI à Lille, ma ville natale).

C’est une excellente chose car c’est un signe de maturité. Le fait qu’une économie (prestataires Drupal, clients Drupal, formations Drupal…) se mette en place autour de Drupal ne peut que lui être profitable.

Le problème, c’est qu’il semblerait qu’il y ait plus de demande que d’offre pour le moment. Ainsi, on a vu une personne dans le forum commencer par « rechercher un développeur PHP/Drupal », puis se demander s’il « existait des développeurs Drupal », avant de quasiment supplier « une bonne âme de lui créer un site de base sous Drupal », et tout ça à 3 jours d’intervalle. Cela reste exceptionnel et cette personne était sûrement un peu impatiente, mais c’est révélateur d’une certaine pénurie, qui selon moi ne peut aller qu’en s’accentuant : en effet, je pense qu’il y a de fortes chances pour que la demande pour des sites Drupal augmente plus rapidement que l’offre en développeurs qualifiés.

Cela dit, Drupal n’en est qu’à ses débuts en France et n’en est pas encore au niveau de ses concurrents comme Joomla. Ainsi, une recherche sur PHPIndex renvoie à ce jour (22/02/2007) 4 offres d’emploi ou stages mentionnant Drupal contre 10 offres mentionnant Joomla. Par ailleurs, un Google Fight « développeur drupal » contre « développeur joomla » donne l’avantage à Joomla également (si tant est que ça veuille dire quelque chose) :

Google Fight - développeur Drupal contre développeur Joomla

Certes, en tant que développeur Drupal, c’est plutôt appréciable de ne pas avoir trop de concurrents. Quoique, avec l’outsourcing, la concurrence est à quelques clics de souris et elle est féroce : là-bas, le prix d’un « social networking website » complet tourne autour de 500 $ (sic !).

Où sont les développeurs Drupal ?

Ca y est, vous êtes convaincu, vous voudriez créer un site Internet avec Drupal. Seulement, vous n’êtes pas développeur ou vous avez peur que le temps passé à maîtriser Drupal ralentisse votre projet, vous décidez donc d’embaucher un développeur Drupal professionnel. Vous rédigez une annonce claire et alléchante, vous la postez sur quelques sites spécialisés, et là, c’est le drame : un jour, deux jours, trois jours… passent, et toujours pas de réponse. Mais où donc sont les développeurs Drupal ? (Cette phrase se chante très bien sur l’air de la chanson de Patrice Juvet.)

Ces derniers temps, plusieurs offres d’emploi Drupal ont commencé à apparaître sur le forum de Drupalfr.org (j’en compte 5 pour la semaine dernière, dont un poste en CDI à Lille, ma ville natale).

C’est une excellente chose car c’est un signe de maturité. Le fait qu’une économie (prestataires Drupal, clients Drupal, formations Drupal…) se mette en place autour de Drupal ne peut que lui être profitable.

Le problème, c’est qu’il semblerait qu’il y ait plus de demande que d’offre pour le moment. Ainsi, on a vu une personne dans le forum commencer par « rechercher un développeur PHP/Drupal », puis se demander s’il « existait des développeurs Drupal », avant de quasiment supplier « une bonne âme de lui créer un site de base sous Drupal », et tout ça à 3 jours d’intervalle. Cela reste exceptionnel et cette personne était sûrement un peu impatiente, mais c’est révélateur d’une certaine pénurie, qui selon moi ne peut aller qu’en s’accentuant : en effet, je pense qu’il y a de fortes chances pour que la demande pour des sites Drupal augmente plus rapidement que l’offre en développeurs qualifiés.

Cela dit, Drupal n’en est qu’à ses débuts en France et n’en est pas encore au niveau de ses concurrents comme Joomla. Ainsi, une recherche sur PHPIndex renvoie à ce jour (22/02/2007) 4 offres d’emploi ou stages mentionnant Drupal contre 10 offres mentionnant Joomla. Par ailleurs, un Google Fight « développeur drupal » contre « développeur joomla » donne l’avantage à Joomla également (si tant est que ça veuille dire quelque chose) :

Google Fight - développeur Drupal contre développeur Joomla

Certes, en tant que développeur Drupal, c’est plutôt appréciable de ne pas avoir trop de concurrents. Quoique, avec l’outsourcing, la concurrence est à quelques clics de souris et elle est féroce : là-bas, le prix d’un « social networking website » complet tourne autour de 500 $ (sic !).

Où sont les développeurs Drupal ?

Ca y est, vous êtes convaincu, vous voudriez créer un site Internet avec Drupal. Seulement, vous n’êtes pas développeur ou vous avez peur que le temps passé à maîtriser Drupal ralentisse votre projet, vous décidez donc d’embaucher un développeur Drupal professionnel. Vous rédigez une annonce claire et alléchante, vous la postez sur quelques sites spécialisés, et là, c’est le drame : un jour, deux jours, trois jours… passent, et toujours pas de réponse. Mais où donc sont les développeurs Drupal ? (Cette phrase se chante très bien sur l’air de la chanson de Patrice Juvet.)

Ces derniers temps, plusieurs offres d’emploi Drupal ont commencé à apparaître sur le forum de Drupalfr.org (j’en compte 5 pour la semaine dernière, dont un poste en CDI à Lille, ma ville natale).

C’est une excellente chose car c’est un signe de maturité. Le fait qu’une économie (prestataires Drupal, clients Drupal, formations Drupal…) se mette en place autour de Drupal ne peut que lui être profitable.

Le problème, c’est qu’il semblerait qu’il y ait plus de demande que d’offre pour le moment. Ainsi, on a vu une personne dans le forum commencer par « rechercher un développeur PHP/Drupal », puis se demander s’il « existait des développeurs Drupal », avant de quasiment supplier « une bonne âme de lui créer un site de base sous Drupal », et tout ça à 3 jours d’intervalle. Cela reste exceptionnel et cette personne était sûrement un peu impatiente, mais c’est révélateur d’une certaine pénurie, qui selon moi ne peut aller qu’en s’accentuant : en effet, je pense qu’il y a de fortes chances pour que la demande pour des sites Drupal augmente plus rapidement que l’offre en développeurs qualifiés.

Cela dit, Drupal n’en est qu’à ses débuts en France et n’en est pas encore au niveau de ses concurrents comme Joomla. Ainsi, une recherche sur PHPIndex renvoie à ce jour (22/02/2007) 4 offres d’emploi ou stages mentionnant Drupal contre 10 offres mentionnant Joomla. Par ailleurs, un Google Fight « développeur drupal » contre « développeur joomla » donne l’avantage à Joomla également (si tant est que ça veuille dire quelque chose) :

Google Fight - développeur Drupal contre développeur Joomla

Certes, en tant que développeur Drupal, c’est plutôt appréciable de ne pas avoir trop de concurrents. Quoique, avec l’outsourcing, la concurrence est à quelques clics de souris et elle est féroce : là-bas, le prix d’un « social networking website » complet tourne autour de 500 $ (sic !).

Structurer et faire avancer la communauté Drupal francophone

Les remarques qui suivent sont issues d’un chat du 22/01/2007 auquel ont participé damz, geeloo, et moi-même (drupalfrance sur drupalfr).

L’objet de notre discussion était l’avenir de la communauté Drupal francophone, son organisation, et les « lignes éditoriales » respectives de drupalfr.org et drupalfrance.com. Damz et geelo faisant partie de l’équipe drupalfr, ils étaient bien placés pour répondre à plusieurs de ces questions.

Tout, vous saurez tout sur drupalfr.org

Les origines de la communauté Drupal francophone remontent à la création de drupalfr.org ("drupalfrancais.zapto.org" à l'époque), en novembre 2004, par un Québécois (patechinois ; information à confirmer) qui s’est depuis retiré du projet. Le projet a été repris en 2005 par un Français, Matthieu alias alkahan, qui a depuis été rejoint par plusieurs personnes. A eux tous, ils forment la fameuse et mystérieuse « équipe drupalfr », qu’il est temps de présenter un peu plus en détails.

Cette équipe se compose de :

  • alkahan (Matthieu), le repreneur Français du projet drupalfr.
  • tomdeb (Thomas), qui s’occupe des choix techniques de drupalfr (infrastructure, hébergement, migration vers drupal 5…).
  • damz (Damien), qui essaye de faire émerger une vision, de mettre en place des objectifs, et a travaillé sur le nouveau thème de drupalfr.
  • geeloo (Jean-Louis), qui a bossé sur la traduction.
  • skand (Stéphane), qui administre le site.

A l’origine, la vocation de Drupalfr.org était la « traduction de l’interface de Drupal en français ». C’est d’ailleurs toujours le message indiqué par le site en haut de sa page d’accueil :
Mission de drupalfr : traduction de l’interface de Drupal en français

Même si ce point reste aujourd’hui prépondérant, l’équipe drupalfr explique que ses objectifs se sont diversifiés. Ils sont :

  • Fournir à la communauté une traduction fiable.
  • Fournir à la communauté la possibilité d’échanger des informations et des techniques, le tout formant une documentation la plus dynamique possible (nota: il ne s’agit pas forcément d’une documentation de référence, même si les aspects débutants et les FAQ pourraient être couverts).
  • Fournir un support technique par et pour la communauté.
  • Favoriser l’adoption de Drupal, améliorer sa notoriété et son image.

A l’heure où j’écris ces lignes, ces objectifs sont atteints à des degrés divers, mais on peut dire que drupalfr ressemble encore à une sorte d’auberge espagnole (on y trouve ce qu’on y apporte).

Il faut aussi noter que depuis quelques mois, plusieurs événements (le changement de nom de domaine, la sortie d’un nouveau thème, la participation au premier DrupalCamp à Paris…) ont marqué un regain d’activité du site et de ses membres, et les statistiques de fréquentation du site le prouvent en augmentant régulièrement.

Comment capitaliser sur ce peps retrouvé pour structurer et faire progresser la communauté Drupal francophone ?

Quelques propositions pour faire avancer la communauté Drupal francophone

Note : ces propositions sont le fruit d’une discussion à plusieurs et s’adressent à l’ensemble de la communauté. Autrement dit, l’esprit n’est pas de pointer du doigt certaines personnes en leur disant « faites ci ou ça », mais plutôt de tous s’impliquer autour d’une vision commune.

Identifier les leaders ou les responsables

Qui dit communauté dit décisions à prendre. Actuellement, ces décisions sont prises de façon informelle, en gros par consensus de l’équipe drupalfr. Ce mode de fonctionnement n’est pas viable à terme.

Déjà aujourd’hui, on ne sait pas qui contacter pour obtenir la permission de publier de la documentation sur drupalfr, pour organiser un événement lié à Drupal, ou pour suggérer des modifications ou améliorations sur le site … (j’en ai fait l’expérience alors que j’essayais d’organiser la première réunion Drupal ou de discuter du positionnement de DrupalFrance par rapport à drupalfr :-) ).

Il faudrait identifier ou nommer des leaders ou responsables, auxquels il appartiendra de définir une vision, prendre des décisions et trancher en cas de doute. Dans le même esprit, si on veut permettre à la communauté de contribuer à la documentation ou à la traduction, il faudrait des modérateurs dans chaque domaine (documentation, traduction…) habilités à valider ces contributions.

Impliquer la communauté

En énonçant clairement les objectifs. On l’a vu dans la partie précédente, les objectifs sont clairs pour l’équipe drupalfr, mais le sont-ils pour le reste de la communauté ? Tant que la page d’accueil continuera à dire « traduction de l’interface de Drupal en français », ça sera trompeur. Pourquoi ne pas remplacer cette phrase par les 4 objectifs évoqués plus haut ?

En incitant les gens à participer. On pourrait créer un gros bouton « Participez ! » sur la page d’accueil, qui pointerait sur une page claire expliquant les différents moyens de s’impliquer dans la communauté (traduire, rédiger de la doc, répondre dans les forums…). Deux gros chantiers sont déjà en cours (refonte de la doc et traduction), et pourtant aucun moyen permettant aux volontaires de s’y impliquer n’est indiqué sur drupalfr.

En récompensant les participants. En mettant en avant ceux qui contribuent le plus, en organisant des concours (création de logo, programmation de modules, traduction…) récompensés par des prix en argent, en marchandise symbolique (T-shirts Drupal, mug Drupal...), ou en services (hébergement d’un site Drupal pendant 1 an…).

Professionnaliser la communauté

En encourageant les initiatives privées et commerciales. L’organisation de formations, l’écriture de livres, la fourniture de support… doivent être pris en charge par des professionnels au travers d’initiatives commerciales. La communauté peut encourager ces initiatives en en faisant la publicité, et en présentant Drupal aussi comme un moyen de gagner de l’argent (pas seulement un outil open source).

En marketant Drupal comme un produit. Il faut convaincre les grands comptes, les grosses boîtes, les institutions que « Drupal, c’est bien ». Ca passe par nos sites web, mais aussi la création de documents de vulgarisation (livres blancs, podcasts, videocasts…), l’organisation d’événements comme des « petits-déjeuners Drupal » dédiés à ces populations.

En faisant sponsoriser Drupal. Pourquoi ne pas mettre en avant un projet fédérateur sur la page d’accueil de drupalfr, et récolter des dons pour ce projet ? La traduction est un exemple typique : chaque utilisateur francophone de Drupal a intérêt à ce que le core et les modules aient une traduction française nickel. Si chacun de ces utilisateurs met entre 1 et 10 euros sur ce projet, on pourrait sûrement embaucher un professionnel pour le réaliser. L’exemple pourrait s’appliquer à d’autres projets (comme le développement d’un module).

Les obstacles

C’est sûrement parce que l’implication dans une communauté open source est nouvelle pour moi, mais je reste fasciné de voir à quel point une communauté est ce que ses membres en font. Ainsi, la refonte du site drupalfr, l’organisation d’événements Drupal… ne dépendent au départ que d’une poignée de personnes, parfois une seule. Autrement dit, si ces gens n’existaient pas, il ne se passerait probablement rien.

Voilà notre principal obstacle, car ces personnes sont souvent limitées par leur propre manque de temps, d’envie, de ressources… N’oublions pas que la plupart de ces gens ont une activité professionnelle (et une vie :-)) par ailleurs.

Je ressens très fort ces obstacles dans le cadre même de la discussion avec l’équipe drupalfr : tout le monde est de bonne volonté, tout le monde veut faire de grandes choses, mais rien ne se fera tant qu’une personne ne décidera pas d’y aller et d’investir son temps (et/ou son argent). Ainsi, j’écris ce compte-rendu avec des propositions concrètes, mais qui dit s’il sera suivi d’effets ? :-)

Le but est d’atteindre une taille et un degré d’organisation suffisants pour permettre à la communauté de ne plus dépendre à 100% d’une poignée de gens (si tant est que ce soit un jour le cas, je reste en effet persuadé qu’une ou deux personnes peuvent faire toute la différence, quelle que soit la taille de la communauté).

Selon moi, la communauté Drupal francophone (et drupalfr) n’a pas encore atteint ce point. Que se passerait-il si l’équipe drupalfr, par un concours de circonstances, devait se retirer du projet ? Serait-ce la fin du site drupalfr.org et de « Drupal en français » ? N’ayant aucune ressource propre (cash, hébergement…), drupalfr est pour l’instant extrêmement dépendant de quelques personnes.

Et DrupalFrance dans tout ça ?

J’aime l’idée d’être un peu en retrait avec drupalfrance.com, et de garder la liberté que ce site (personnel) m’apporte. Je reste fidèle à ma ligne éditoriale de départ : couvrir l’actualité Drupal du mieux possible, organiser des événements autour de Drupal, et développer des initiatives commerciales comme donner des formations sur Drupal.

Par ailleurs, j’essaie de participer aux forums de drupalfr.org quand j’ai le temps. Si je devais prendre un rôle plus formel sur ce site, je me verrais bien modérateur (pour la publication de la doc, par exemple) ou « marketeur » (au sens trouver des idées pour promouvoir Drupal et les mettre en place) :-).

Et vous ? Vous paraît-il important de vous impliquer dans la communauté ? Quel rôle aimeriez-vous y tenir ?

Structurer et faire avancer la communauté Drupal francophone

Les remarques qui suivent sont issues d’un chat du 22/01/2007 auquel ont participé damz, geeloo, et moi-même (drupalfrance sur drupalfr).

L’objet de notre discussion était l’avenir de la communauté Drupal francophone, son organisation, et les « lignes éditoriales » respectives de drupalfr.org et drupalfrance.com. Damz et geelo faisant partie de l’équipe drupalfr, ils étaient bien placés pour répondre à plusieurs de ces questions.

Tout, vous saurez tout sur drupalfr.org

Les origines de la communauté Drupal francophone remontent à la création de drupalfr.org ("drupalfrancais.zapto.org" à l'époque), en novembre 2004, par un Québécois (patechinois ; information à confirmer) qui s’est depuis retiré du projet. Le projet a été repris en 2005 par un Français, Matthieu alias alkahan, qui a depuis été rejoint par plusieurs personnes. A eux tous, ils forment la fameuse et mystérieuse « équipe drupalfr », qu’il est temps de présenter un peu plus en détails.

Cette équipe se compose de :

  • alkahan (Matthieu), le repreneur Français du projet drupalfr.
  • tomdeb (Thomas), qui s’occupe des choix techniques de drupalfr (infrastructure, hébergement, migration vers drupal 5…).
  • damz (Damien), qui essaye de faire émerger une vision, de mettre en place des objectifs, et a travaillé sur le nouveau thème de drupalfr.
  • geeloo (Jean-Louis), qui a bossé sur la traduction.
  • skand (Stéphane), qui administre le site.

A l’origine, la vocation de Drupalfr.org était la « traduction de l’interface de Drupal en français ». C’est d’ailleurs toujours le message indiqué par le site en haut de sa page d’accueil :
Mission de drupalfr : traduction de l’interface de Drupal en français

Même si ce point reste aujourd’hui prépondérant, l’équipe drupalfr explique que ses objectifs se sont diversifiés. Ils sont :

  • Fournir à la communauté une traduction fiable.
  • Fournir à la communauté la possibilité d’échanger des informations et des techniques, le tout formant une documentation la plus dynamique possible (nota: il ne s’agit pas forcément d’une documentation de référence, même si les aspects débutants et les FAQ pourraient être couverts).
  • Fournir un support technique par et pour la communauté.
  • Favoriser l’adoption de Drupal, améliorer sa notoriété et son image.

A l’heure où j’écris ces lignes, ces objectifs sont atteints à des degrés divers, mais on peut dire que drupalfr ressemble encore à une sorte d’auberge espagnole (on y trouve ce qu’on y apporte).

Il faut aussi noter que depuis quelques mois, plusieurs événements (le changement de nom de domaine, la sortie d’un nouveau thème, la participation au premier DrupalCamp à Paris…) ont marqué un regain d’activité du site et de ses membres, et les statistiques de fréquentation du site le prouvent en augmentant régulièrement.

Comment capitaliser sur ce peps retrouvé pour structurer et faire progresser la communauté Drupal francophone ?

Quelques propositions pour faire avancer la communauté Drupal francophone

Note : ces propositions sont le fruit d’une discussion à plusieurs et s’adressent à l’ensemble de la communauté. Autrement dit, l’esprit n’est pas de pointer du doigt certaines personnes en leur disant « faites ci ou ça », mais plutôt de tous s’impliquer autour d’une vision commune.

Identifier les leaders ou les responsables

Qui dit communauté dit décisions à prendre. Actuellement, ces décisions sont prises de façon informelle, en gros par consensus de l’équipe drupalfr. Ce mode de fonctionnement n’est pas viable à terme.

Déjà aujourd’hui, on ne sait pas qui contacter pour obtenir la permission de publier de la documentation sur drupalfr, pour organiser un événement lié à Drupal, ou pour suggérer des modifications ou améliorations sur le site … (j’en ai fait l’expérience alors que j’essayais d’organiser la première réunion Drupal ou de discuter du positionnement de DrupalFrance par rapport à drupalfr :-) ).

Il faudrait identifier ou nommer des leaders ou responsables, auxquels il appartiendra de définir une vision, prendre des décisions et trancher en cas de doute. Dans le même esprit, si on veut permettre à la communauté de contribuer à la documentation ou à la traduction, il faudrait des modérateurs dans chaque domaine (documentation, traduction…) habilités à valider ces contributions.

Impliquer la communauté

En énonçant clairement les objectifs. On l’a vu dans la partie précédente, les objectifs sont clairs pour l’équipe drupalfr, mais le sont-ils pour le reste de la communauté ? Tant que la page d’accueil continuera à dire « traduction de l’interface de Drupal en français », ça sera trompeur. Pourquoi ne pas remplacer cette phrase par les 4 objectifs évoqués plus haut ?

En incitant les gens à participer. On pourrait créer un gros bouton « Participez ! » sur la page d’accueil, qui pointerait sur une page claire expliquant les différents moyens de s’impliquer dans la communauté (traduire, rédiger de la doc, répondre dans les forums…). Deux gros chantiers sont déjà en cours (refonte de la doc et traduction), et pourtant aucun moyen permettant aux volontaires de s’y impliquer n’est indiqué sur drupalfr.

En récompensant les participants. En mettant en avant ceux qui contribuent le plus, en organisant des concours (création de logo, programmation de modules, traduction…) récompensés par des prix en argent, en marchandise symbolique (T-shirts Drupal, mug Drupal...), ou en services (hébergement d’un site Drupal pendant 1 an…).

Professionnaliser la communauté

En encourageant les initiatives privées et commerciales. L’organisation de formations, l’écriture de livres, la fourniture de support… doivent être pris en charge par des professionnels au travers d’initiatives commerciales. La communauté peut encourager ces initiatives en en faisant la publicité, et en présentant Drupal aussi comme un moyen de gagner de l’argent (pas seulement un outil open source).

En marketant Drupal comme un produit. Il faut convaincre les grands comptes, les grosses boîtes, les institutions que « Drupal, c’est bien ». Ca passe par nos sites web, mais aussi la création de documents de vulgarisation (livres blancs, podcasts, videocasts…), l’organisation d’événements comme des « petits-déjeuners Drupal » dédiés à ces populations.

En faisant sponsoriser Drupal. Pourquoi ne pas mettre en avant un projet fédérateur sur la page d’accueil de drupalfr, et récolter des dons pour ce projet ? La traduction est un exemple typique : chaque utilisateur francophone de Drupal a intérêt à ce que le core et les modules aient une traduction française nickel. Si chacun de ces utilisateurs met entre 1 et 10 euros sur ce projet, on pourrait sûrement embaucher un professionnel pour le réaliser. L’exemple pourrait s’appliquer à d’autres projets (comme le développement d’un module).

Les obstacles

C’est sûrement parce que l’implication dans une communauté open source est nouvelle pour moi, mais je reste fasciné de voir à quel point une communauté est ce que ses membres en font. Ainsi, la refonte du site drupalfr, l’organisation d’événements Drupal… ne dépendent au départ que d’une poignée de personnes, parfois une seule. Autrement dit, si ces gens n’existaient pas, il ne se passerait probablement rien.

Voilà notre principal obstacle, car ces personnes sont souvent limitées par leur propre manque de temps, d’envie, de ressources… N’oublions pas que la plupart de ces gens ont une activité professionnelle (et une vie :-)) par ailleurs.

Je ressens très fort ces obstacles dans le cadre même de la discussion avec l’équipe drupalfr : tout le monde est de bonne volonté, tout le monde veut faire de grandes choses, mais rien ne se fera tant qu’une personne ne décidera pas d’y aller et d’investir son temps (et/ou son argent). Ainsi, j’écris ce compte-rendu avec des propositions concrètes, mais qui dit s’il sera suivi d’effets ? :-)

Le but est d’atteindre une taille et un degré d’organisation suffisants pour permettre à la communauté de ne plus dépendre à 100% d’une poignée de gens (si tant est que ce soit un jour le cas, je reste en effet persuadé qu’une ou deux personnes peuvent faire toute la différence, quelle que soit la taille de la communauté).

Selon moi, la communauté Drupal francophone (et drupalfr) n’a pas encore atteint ce point. Que se passerait-il si l’équipe drupalfr, par un concours de circonstances, devait se retirer du projet ? Serait-ce la fin du site drupalfr.org et de « Drupal en français » ? N’ayant aucune ressource propre (cash, hébergement…), drupalfr est pour l’instant extrêmement dépendant de quelques personnes.

Et DrupalFrance dans tout ça ?

J’aime l’idée d’être un peu en retrait avec drupalfrance.com, et de garder la liberté que ce site (personnel) m’apporte. Je reste fidèle à ma ligne éditoriale de départ : couvrir l’actualité Drupal du mieux possible, organiser des événements autour de Drupal, et développer des initiatives commerciales comme donner des formations sur Drupal.

Par ailleurs, j’essaie de participer aux forums de drupalfr.org quand j’ai le temps. Si je devais prendre un rôle plus formel sur ce site, je me verrais bien modérateur (pour la publication de la doc, par exemple) ou « marketeur » (au sens trouver des idées pour promouvoir Drupal et les mettre en place) :-).

Et vous ? Vous paraît-il important de vous impliquer dans la communauté ? Quel rôle aimeriez-vous y tenir ?

Structurer et faire avancer la communauté Drupal francophone

Les remarques qui suivent sont issues d’un chat du 22/01/2007 auquel ont participé damz, geeloo, et moi-même (drupalfrance sur drupalfr).

L’objet de notre discussion était l’avenir de la communauté Drupal francophone, son organisation, et les « lignes éditoriales » respectives de drupalfr.org et drupalfrance.com. Damz et geelo faisant partie de l’équipe drupalfr, ils étaient bien placés pour répondre à plusieurs de ces questions.

Tout, vous saurez tout sur drupalfr.org

Les origines de la communauté Drupal francophone remontent à la création de drupalfr.org ("drupalfrancais.zapto.org" à l'époque), en novembre 2004, par un Québécois (patechinois ; information à confirmer) qui s’est depuis retiré du projet. Le projet a été repris en 2005 par un Français, Matthieu alias alkahan, qui a depuis été rejoint par plusieurs personnes. A eux tous, ils forment la fameuse et mystérieuse « équipe drupalfr », qu’il est temps de présenter un peu plus en détails.

Cette équipe se compose de :

  • alkahan (Matthieu), le repreneur Français du projet drupalfr.
  • tomdeb (Thomas), qui s’occupe des choix techniques de drupalfr (infrastructure, hébergement, migration vers drupal 5…).
  • damz (Damien), qui essaye de faire émerger une vision, de mettre en place des objectifs, et a travaillé sur le nouveau thème de drupalfr.
  • geeloo (Jean-Louis), qui a bossé sur la traduction.
  • skand (Stéphane), qui administre le site.

A l’origine, la vocation de Drupalfr.org était la « traduction de l’interface de Drupal en français ». C’est d’ailleurs toujours le message indiqué par le site en haut de sa page d’accueil :
Mission de drupalfr : traduction de l’interface de Drupal en français

Même si ce point reste aujourd’hui prépondérant, l’équipe drupalfr explique que ses objectifs se sont diversifiés. Ils sont :

  • Fournir à la communauté une traduction fiable.
  • Fournir à la communauté la possibilité d’échanger des informations et des techniques, le tout formant une documentation la plus dynamique possible (nota: il ne s’agit pas forcément d’une documentation de référence, même si les aspects débutants et les FAQ pourraient être couverts).
  • Fournir un support technique par et pour la communauté.
  • Favoriser l’adoption de Drupal, améliorer sa notoriété et son image.

A l’heure où j’écris ces lignes, ces objectifs sont atteints à des degrés divers, mais on peut dire que drupalfr ressemble encore à une sorte d’auberge espagnole (on y trouve ce qu’on y apporte).

Il faut aussi noter que depuis quelques mois, plusieurs événements (le changement de nom de domaine, la sortie d’un nouveau thème, la participation au premier DrupalCamp à Paris…) ont marqué un regain d’activité du site et de ses membres, et les statistiques de fréquentation du site le prouvent en augmentant régulièrement.

Comment capitaliser sur ce peps retrouvé pour structurer et faire progresser la communauté Drupal francophone ?

Quelques propositions pour faire avancer la communauté Drupal francophone

Note : ces propositions sont le fruit d’une discussion à plusieurs et s’adressent à l’ensemble de la communauté. Autrement dit, l’esprit n’est pas de pointer du doigt certaines personnes en leur disant « faites ci ou ça », mais plutôt de tous s’impliquer autour d’une vision commune.

Identifier les leaders ou les responsables

Qui dit communauté dit décisions à prendre. Actuellement, ces décisions sont prises de façon informelle, en gros par consensus de l’équipe drupalfr. Ce mode de fonctionnement n’est pas viable à terme.

Déjà aujourd’hui, on ne sait pas qui contacter pour obtenir la permission de publier de la documentation sur drupalfr, pour organiser un événement lié à Drupal, ou pour suggérer des modifications ou améliorations sur le site … (j’en ai fait l’expérience alors que j’essayais d’organiser la première réunion Drupal ou de discuter du positionnement de DrupalFrance par rapport à drupalfr :-) ).

Il faudrait identifier ou nommer des leaders ou responsables, auxquels il appartiendra de définir une vision, prendre des décisions et trancher en cas de doute. Dans le même esprit, si on veut permettre à la communauté de contribuer à la documentation ou à la traduction, il faudrait des modérateurs dans chaque domaine (documentation, traduction…) habilités à valider ces contributions.

Impliquer la communauté

En énonçant clairement les objectifs. On l’a vu dans la partie précédente, les objectifs sont clairs pour l’équipe drupalfr, mais le sont-ils pour le reste de la communauté ? Tant que la page d’accueil continuera à dire « traduction de l’interface de Drupal en français », ça sera trompeur. Pourquoi ne pas remplacer cette phrase par les 4 objectifs évoqués plus haut ?

En incitant les gens à participer. On pourrait créer un gros bouton « Participez ! » sur la page d’accueil, qui pointerait sur une page claire expliquant les différents moyens de s’impliquer dans la communauté (traduire, rédiger de la doc, répondre dans les forums…). Deux gros chantiers sont déjà en cours (refonte de la doc et traduction), et pourtant aucun moyen permettant aux volontaires de s’y impliquer n’est indiqué sur drupalfr.

En récompensant les participants. En mettant en avant ceux qui contribuent le plus, en organisant des concours (création de logo, programmation de modules, traduction…) récompensés par des prix en argent, en marchandise symbolique (T-shirts Drupal, mug Drupal...), ou en services (hébergement d’un site Drupal pendant 1 an…).

Professionnaliser la communauté

En encourageant les initiatives privées et commerciales. L’organisation de formations, l’écriture de livres, la fourniture de support… doivent être pris en charge par des professionnels au travers d’initiatives commerciales. La communauté peut encourager ces initiatives en en faisant la publicité, et en présentant Drupal aussi comme un moyen de gagner de l’argent (pas seulement un outil open source).

En marketant Drupal comme un produit. Il faut convaincre les grands comptes, les grosses boîtes, les institutions que « Drupal, c’est bien ». Ca passe par nos sites web, mais aussi la création de documents de vulgarisation (livres blancs, podcasts, videocasts…), l’organisation d’événements comme des « petits-déjeuners Drupal » dédiés à ces populations.

En faisant sponsoriser Drupal. Pourquoi ne pas mettre en avant un projet fédérateur sur la page d’accueil de drupalfr, et récolter des dons pour ce projet ? La traduction est un exemple typique : chaque utilisateur francophone de Drupal a intérêt à ce que le core et les modules aient une traduction française nickel. Si chacun de ces utilisateurs met entre 1 et 10 euros sur ce projet, on pourrait sûrement embaucher un professionnel pour le réaliser. L’exemple pourrait s’appliquer à d’autres projets (comme le développement d’un module).

Les obstacles

C’est sûrement parce que l’implication dans une communauté open source est nouvelle pour moi, mais je reste fasciné de voir à quel point une communauté est ce que ses membres en font. Ainsi, la refonte du site drupalfr, l’organisation d’événements Drupal… ne dépendent au départ que d’une poignée de personnes, parfois une seule. Autrement dit, si ces gens n’existaient pas, il ne se passerait probablement rien.

Voilà notre principal obstacle, car ces personnes sont souvent limitées par leur propre manque de temps, d’envie, de ressources… N’oublions pas que la plupart de ces gens ont une activité professionnelle (et une vie :-)) par ailleurs.

Je ressens très fort ces obstacles dans le cadre même de la discussion avec l’équipe drupalfr : tout le monde est de bonne volonté, tout le monde veut faire de grandes choses, mais rien ne se fera tant qu’une personne ne décidera pas d’y aller et d’investir son temps (et/ou son argent). Ainsi, j’écris ce compte-rendu avec des propositions concrètes, mais qui dit s’il sera suivi d’effets ? :-)

Le but est d’atteindre une taille et un degré d’organisation suffisants pour permettre à la communauté de ne plus dépendre à 100% d’une poignée de gens (si tant est que ce soit un jour le cas, je reste en effet persuadé qu’une ou deux personnes peuvent faire toute la différence, quelle que soit la taille de la communauté).

Selon moi, la communauté Drupal francophone (et drupalfr) n’a pas encore atteint ce point. Que se passerait-il si l’équipe drupalfr, par un concours de circonstances, devait se retirer du projet ? Serait-ce la fin du site drupalfr.org et de « Drupal en français » ? N’ayant aucune ressource propre (cash, hébergement…), drupalfr est pour l’instant extrêmement dépendant de quelques personnes.

Et DrupalFrance dans tout ça ?

J’aime l’idée d’être un peu en retrait avec drupalfrance.com, et de garder la liberté que ce site (personnel) m’apporte. Je reste fidèle à ma ligne éditoriale de départ : couvrir l’actualité Drupal du mieux possible, organiser des événements autour de Drupal, et développer des initiatives commerciales comme donner des formations sur Drupal.

Par ailleurs, j’essaie de participer aux forums de drupalfr.org quand j’ai le temps. Si je devais prendre un rôle plus formel sur ce site, je me verrais bien modérateur (pour la publication de la doc, par exemple) ou « marketeur » (au sens trouver des idées pour promouvoir Drupal et les mettre en place) :-).

Et vous ? Vous paraît-il important de vous impliquer dans la communauté ? Quel rôle aimeriez-vous y tenir ?

Structurer et faire avancer la communauté Drupal francophone

Les remarques qui suivent sont issues d’un chat du 22/01/2007 auquel ont participé damz, geeloo, et moi-même (drupalfrance sur drupalfr).

L’objet de notre discussion était l’avenir de la communauté Drupal francophone, son organisation, et les « lignes éditoriales » respectives de drupalfr.org et drupalfrance.com. Damz et geelo faisant partie de l’équipe drupalfr, ils étaient bien placés pour répondre à plusieurs de ces questions.

Tout, vous saurez tout sur drupalfr.org

Les origines de la communauté Drupal francophone remontent à la création de drupalfr.org ("drupalfrancais.zapto.org" à l'époque), en novembre 2004, par un Québécois (patechinois ; information à confirmer) qui s’est depuis retiré du projet. Le projet a été repris en 2005 par un Français, Matthieu alias alkahan, qui a depuis été rejoint par plusieurs personnes. A eux tous, ils forment la fameuse et mystérieuse « équipe drupalfr », qu’il est temps de présenter un peu plus en détails.

Cette équipe se compose de :

  • alkahan (Matthieu), le repreneur Français du projet drupalfr.
  • tomdeb (Thomas), qui s’occupe des choix techniques de drupalfr (infrastructure, hébergement, migration vers drupal 5…).
  • damz (Damien), qui essaye de faire émerger une vision, de mettre en place des objectifs, et a travaillé sur le nouveau thème de drupalfr.
  • geeloo (Jean-Louis), qui a bossé sur la traduction.
  • skand (Stéphane), qui administre le site.

A l’origine, la vocation de Drupalfr.org était la « traduction de l’interface de Drupal en français ». C’est d’ailleurs toujours le message indiqué par le site en haut de sa page d’accueil :
Mission de drupalfr : traduction de l’interface de Drupal en français

Même si ce point reste aujourd’hui prépondérant, l’équipe drupalfr explique que ses objectifs se sont diversifiés. Ils sont :

  • Fournir à la communauté une traduction fiable.
  • Fournir à la communauté la possibilité d’échanger des informations et des techniques, le tout formant une documentation la plus dynamique possible (nota: il ne s’agit pas forcément d’une documentation de référence, même si les aspects débutants et les FAQ pourraient être couverts).
  • Fournir un support technique par et pour la communauté.
  • Favoriser l’adoption de Drupal, améliorer sa notoriété et son image.

A l’heure où j’écris ces lignes, ces objectifs sont atteints à des degrés divers, mais on peut dire que drupalfr ressemble encore à une sorte d’auberge espagnole (on y trouve ce qu’on y apporte).

Il faut aussi noter que depuis quelques mois, plusieurs événements (le changement de nom de domaine, la sortie d’un nouveau thème, la participation au premier DrupalCamp à Paris…) ont marqué un regain d’activité du site et de ses membres, et les statistiques de fréquentation du site le prouvent en augmentant régulièrement.

Comment capitaliser sur ce peps retrouvé pour structurer et faire progresser la communauté Drupal francophone ?

Quelques propositions pour faire avancer la communauté Drupal francophone

Note : ces propositions sont le fruit d’une discussion à plusieurs et s’adressent à l’ensemble de la communauté. Autrement dit, l’esprit n’est pas de pointer du doigt certaines personnes en leur disant « faites ci ou ça », mais plutôt de tous s’impliquer autour d’une vision commune.

Identifier les leaders ou les responsables

Qui dit communauté dit décisions à prendre. Actuellement, ces décisions sont prises de façon informelle, en gros par consensus de l’équipe drupalfr. Ce mode de fonctionnement n’est pas viable à terme.

Déjà aujourd’hui, on ne sait pas qui contacter pour obtenir la permission de publier de la documentation sur drupalfr, pour organiser un événement lié à Drupal, ou pour suggérer des modifications ou améliorations sur le site … (j’en ai fait l’expérience alors que j’essayais d’organiser la première réunion Drupal ou de discuter du positionnement de DrupalFrance par rapport à drupalfr :-) ).

Il faudrait identifier ou nommer des leaders ou responsables, auxquels il appartiendra de définir une vision, prendre des décisions et trancher en cas de doute. Dans le même esprit, si on veut permettre à la communauté de contribuer à la documentation ou à la traduction, il faudrait des modérateurs dans chaque domaine (documentation, traduction…) habilités à valider ces contributions.

Impliquer la communauté

En énonçant clairement les objectifs. On l’a vu dans la partie précédente, les objectifs sont clairs pour l’équipe drupalfr, mais le sont-ils pour le reste de la communauté ? Tant que la page d’accueil continuera à dire « traduction de l’interface de Drupal en français », ça sera trompeur. Pourquoi ne pas remplacer cette phrase par les 4 objectifs évoqués plus haut ?

En incitant les gens à participer. On pourrait créer un gros bouton « Participez ! » sur la page d’accueil, qui pointerait sur une page claire expliquant les différents moyens de s’impliquer dans la communauté (traduire, rédiger de la doc, répondre dans les forums…). Deux gros chantiers sont déjà en cours (refonte de la doc et traduction), et pourtant aucun moyen permettant aux volontaires de s’y impliquer n’est indiqué sur drupalfr.

En récompensant les participants. En mettant en avant ceux qui contribuent le plus, en organisant des concours (création de logo, programmation de modules, traduction…) récompensés par des prix en argent, en marchandise symbolique (T-shirts Drupal, mug Drupal...), ou en services (hébergement d’un site Drupal pendant 1 an…).

Professionnaliser la communauté

En encourageant les initiatives privées et commerciales. L’organisation de formations, l’écriture de livres, la fourniture de support… doivent être pris en charge par des professionnels au travers d’initiatives commerciales. La communauté peut encourager ces initiatives en en faisant la publicité, et en présentant Drupal aussi comme un moyen de gagner de l’argent (pas seulement un outil open source).

En marketant Drupal comme un produit. Il faut convaincre les grands comptes, les grosses boîtes, les institutions que « Drupal, c’est bien ». Ca passe par nos sites web, mais aussi la création de documents de vulgarisation (livres blancs, podcasts, videocasts…), l’organisation d’événements comme des « petits-déjeuners Drupal » dédiés à ces populations.

En faisant sponsoriser Drupal. Pourquoi ne pas mettre en avant un projet fédérateur sur la page d’accueil de drupalfr, et récolter des dons pour ce projet ? La traduction est un exemple typique : chaque utilisateur francophone de Drupal a intérêt à ce que le core et les modules aient une traduction française nickel. Si chacun de ces utilisateurs met entre 1 et 10 euros sur ce projet, on pourrait sûrement embaucher un professionnel pour le réaliser. L’exemple pourrait s’appliquer à d’autres projets (comme le développement d’un module).

Les obstacles

C’est sûrement parce que l’implication dans une communauté open source est nouvelle pour moi, mais je reste fasciné de voir à quel point une communauté est ce que ses membres en font. Ainsi, la refonte du site drupalfr, l’organisation d’événements Drupal… ne dépendent au départ que d’une poignée de personnes, parfois une seule. Autrement dit, si ces gens n’existaient pas, il ne se passerait probablement rien.

Voilà notre principal obstacle, car ces personnes sont souvent limitées par leur propre manque de temps, d’envie, de ressources… N’oublions pas que la plupart de ces gens ont une activité professionnelle (et une vie :-)) par ailleurs.

Je ressens très fort ces obstacles dans le cadre même de la discussion avec l’équipe drupalfr : tout le monde est de bonne volonté, tout le monde veut faire de grandes choses, mais rien ne se fera tant qu’une personne ne décidera pas d’y aller et d’investir son temps (et/ou son argent). Ainsi, j’écris ce compte-rendu avec des propositions concrètes, mais qui dit s’il sera suivi d’effets ? :-)

Le but est d’atteindre une taille et un degré d’organisation suffisants pour permettre à la communauté de ne plus dépendre à 100% d’une poignée de gens (si tant est que ce soit un jour le cas, je reste en effet persuadé qu’une ou deux personnes peuvent faire toute la différence, quelle que soit la taille de la communauté).

Selon moi, la communauté Drupal francophone (et drupalfr) n’a pas encore atteint ce point. Que se passerait-il si l’équipe drupalfr, par un concours de circonstances, devait se retirer du projet ? Serait-ce la fin du site drupalfr.org et de « Drupal en français » ? N’ayant aucune ressource propre (cash, hébergement…), drupalfr est pour l’instant extrêmement dépendant de quelques personnes.

Et DrupalFrance dans tout ça ?

J’aime l’idée d’être un peu en retrait avec drupalfrance.com, et de garder la liberté que ce site (personnel) m’apporte. Je reste fidèle à ma ligne éditoriale de départ : couvrir l’actualité Drupal du mieux possible, organiser des événements autour de Drupal, et développer des initiatives commerciales comme donner des formations sur Drupal.

Par ailleurs, j’essaie de participer aux forums de drupalfr.org quand j’ai le temps. Si je devais prendre un rôle plus formel sur ce site, je me verrais bien modérateur (pour la publication de la doc, par exemple) ou « marketeur » (au sens trouver des idées pour promouvoir Drupal et les mettre en place) :-).

Et vous ? Vous paraît-il important de vous impliquer dans la communauté ? Quel rôle aimeriez-vous y tenir ?

.org ou .com : Open Source et business font-ils bon ménage ?

Dans les commentaires de Pourquoi 3 sites Drupal francophones, on évoque l’unification des 3 sites Drupal francophones actuels pour aboutir à un seul site, qui serait le site officiel.

Mais au fond, pourquoi vouloir s’impliquer dans ou même créer une communauté open source ?

  • Par passion ? On aime tellement un outil comme Drupal qu’on passe tout son temps libre à développer de nouveaux modules, poster dans les forums…
  • Par philosophie ? Parce qu’on pense que tous les logiciels devraient être open source (et que ce sont les services qui devraient être payants).
  • Par nécessité économique ? Parce qu’une solution open source coûte moins cher à mettre en œuvre qu’un produit commercial équivalent.
  • Par intérêt commercial ? Certaines grosses sociétés (IBM, RedHat…) font leur business en vendant des services (support, formation, développement…) autour de solutions open source.

Dans mon cas, il y a un peu de chaque. A l’époque où je cherchais un CMS pour développer mes sites Internet, le fait qu’il soit open source était une condition indispensable car je ne pouvais pas facturer à mes clients le coût de mes services plus le coût d’un outil (trop cher pour leur budget). Il y a la passion également, parce que je prends plaisir à échanger avec d’autres développeurs hyper calés, à poster une info dans les forums quand j’ai le temps, à écrire un peu de documentation pour la publier sur mon site… Il y a le business aussi, parce que je trouve que c’est un bon positionnement de proposer des services autour de l’open source, qui offre des solutions très efficaces à des tarifs très compétitifs.

Cela dit, je suis plus « consommateur » que « contributeur ». Pourtant, en lisant les commentaires évoqués plus haut, on voit que certains tiennent beaucoup à s’investir et à promouvoir une communauté ouverte, gratuite, et accessible à tous. C’est une conviction profonde. Et pourtant, une telle communauté n’est pas facile à gérer et à motiver. Il y a une semaine, nous étions prêt d’une vingtaine à chanter les mérites de Drupal dans un café, mais combien au final rédigeront de la documentation, assisteront leurs camarades dans les forums, ou partageront le code d’un module qu’ils ont développé ?

J’ai l’impression qu’il est plus simple d’introduire du business là-dedans. Développer un module Drupal pour un client qui nous paie, écrire un livre sur Drupal qui sera vendu, organiser une formation Drupal payante… toutes ces initiatives s’inscrivent dans une logique commerciale, tout en faisant progresser la cause de Drupal.

Car tout le savoir produit au fil du business finit par se retrouver dans la communauté : les utilisateurs sont mieux formés, les clients sont rassurés et plus nombreux (puisqu’il existe des prestataires et des ressources), et donc les utilisateurs sont plus nombreux, ce qui génère à son tour plus de business autour de l’outil, et ainsi de suite. C’est un cercle vertueux.

Dans cette perspective, pour refléter l’orientation plus commerciale de ce site et marquer la différence avec le site communautaire francophone (drupalfr.org), drupalfrance.org deviendra donc drupalfrance.com.

Le changement sera annoncé prochainement sur ce blog, ainsi que quelques projets commerciaux autour de Drupal auxquels vous souhaiterez peut-être participer… restez en ligne !

Et vous, où vous situez-vous ? Pourquoi avez-vous fait le choix de l’open source : par intérêt commercial ou par conviction ? Si vous contribuez à une communauté open source (drupal ou autre), quelles sont vos motivations ?

.org ou .com : Open Source et business font-ils bon ménage ?

Dans les commentaires de Pourquoi 3 sites Drupal francophones, on évoque l’unification des 3 sites Drupal francophones actuels pour aboutir à un seul site, qui serait le site officiel.

Mais au fond, pourquoi vouloir s’impliquer dans ou même créer une communauté open source ?

  • Par passion ? On aime tellement un outil comme Drupal qu’on passe tout son temps libre à développer de nouveaux modules, poster dans les forums…
  • Par philosophie ? Parce qu’on pense que tous les logiciels devraient être open source (et que ce sont les services qui devraient être payants).
  • Par nécessité économique ? Parce qu’une solution open source coûte moins cher à mettre en œuvre qu’un produit commercial équivalent.
  • Par intérêt commercial ? Certaines grosses sociétés (IBM, RedHat…) font leur business en vendant des services (support, formation, développement…) autour de solutions open source.

Dans mon cas, il y a un peu de chaque. A l’époque où je cherchais un CMS pour développer mes sites Internet, le fait qu’il soit open source était une condition indispensable car je ne pouvais pas facturer à mes clients le coût de mes services plus le coût d’un outil (trop cher pour leur budget). Il y a la passion également, parce que je prends plaisir à échanger avec d’autres développeurs hyper calés, à poster une info dans les forums quand j’ai le temps, à écrire un peu de documentation pour la publier sur mon site… Il y a le business aussi, parce que je trouve que c’est un bon positionnement de proposer des services autour de l’open source, qui offre des solutions très efficaces à des tarifs très compétitifs.

Cela dit, je suis plus « consommateur » que « contributeur ». Pourtant, en lisant les commentaires évoqués plus haut, on voit que certains tiennent beaucoup à s’investir et à promouvoir une communauté ouverte, gratuite, et accessible à tous. C’est une conviction profonde. Et pourtant, une telle communauté n’est pas facile à gérer et à motiver. Il y a une semaine, nous étions prêt d’une vingtaine à chanter les mérites de Drupal dans un café, mais combien au final rédigeront de la documentation, assisteront leurs camarades dans les forums, ou partageront le code d’un module qu’ils ont développé ?

J’ai l’impression qu’il est plus simple d’introduire du business là-dedans. Développer un module Drupal pour un client qui nous paie, écrire un livre sur Drupal qui sera vendu, organiser une formation Drupal payante… toutes ces initiatives s’inscrivent dans une logique commerciale, tout en faisant progresser la cause de Drupal.

Car tout le savoir produit au fil du business finit par se retrouver dans la communauté : les utilisateurs sont mieux formés, les clients sont rassurés et plus nombreux (puisqu’il existe des prestataires et des ressources), et donc les utilisateurs sont plus nombreux, ce qui génère à son tour plus de business autour de l’outil, et ainsi de suite. C’est un cercle vertueux.

Dans cette perspective, pour refléter l’orientation plus commerciale de ce site et marquer la différence avec le site communautaire francophone (drupalfr.org), drupalfrance.org deviendra donc drupalfrance.com.

Le changement sera annoncé prochainement sur ce blog, ainsi que quelques projets commerciaux autour de Drupal auxquels vous souhaiterez peut-être participer… restez en ligne !

Et vous, où vous situez-vous ? Pourquoi avez-vous fait le choix de l’open source : par intérêt commercial ou par conviction ? Si vous contribuez à une communauté open source (drupal ou autre), quelles sont vos motivations ?

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